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Nous avons vu comment votre corps pouvait être votre meilleur rempart contre le stress et donc contre les conflits.
Prendre soin de votre système limbique vous permettra de mieux éliminer le stress

La naissance du système limbique, le siège des émotions

Avec les premiers mammifères il y a environ 250 millions d’années, de nouvelles couches physiologiques (système limbique) apparaissent; ils chapeautent le tronc cérébral qui vient s’y loger.
Ce nouveau territoire neuronal ajoute des émotions nouvelles (joie, tristesse, colère…) au répertoire.
De plus, ce système élabore deux outils particulièrement efficaces :

  1. La capacité d’apprendre
  2. La mémoire

Ces progrès évolutifs permettent alors aux êtres vivants plus évolués d’effectuer bien plus intelligemment des choix ; souvenez-vous que de ces derniers dépendent leur survie ; au lieu de réagir selon des stéréotypes limités, ils ont de plus grandes possibilité d’adapter, avec plus de précision, leurs réactions aux contraintes de l’environnement; l’odorat (bulbe olfactif) continue d’être le centre de réception de l’information ; ainsi, grâce au développement de la mémoire,  les odeurs peuvent maintenant être comparées les unes aux autres, les récentes aux plus anciennes ; les êtres vivants sont maintenant capable de trier le bon du mauvais.

Système limbique – tronc cérébral et bulbe olfactif

Avec le développement de l’amygdale, la structure limbique bénéficie d’un nouveau poste clé

L’amygdale est un pivot dans le développent des organes qui protègent l’intégrité des êtres vivants ; ce nouvel organe est une sorte de sentinelle psychologique; les signaux transmis par les sens lui permettent de passer au crible toutes les expériences vécues afin d’y déceler un éventuel problème ; l’amygdale examine chaque situation; chaque perception est passée en revue suivant un seul critère :
s’agit-il de quelque chose (objet, situation, animal) :

  1. que je déteste… ? 
  2. que je redoute… ?
  3. qui peut me nuire ?

Si la réponse et « oui », l’amygdale réagit instantanément, comme un détonateur neuronal ; l’amygdale est une sorte d’alarme qui transmet en une fraction de seconde l’alerte à toutes les parties du cerveau; le tronc cérébral fait partie de ces organes qui réagissent immédiatement aux signaux; ses réactions seront, comme nous l’avons vu, automatiques, spontanées, impulsive, archaïques.
Ainsi, dans l’organigramme du cerveau, l’amygdale joue un rôle similaire à celui d’un centre d’appel:
L
es opérateurs se tiennent prêts à envoyer des appels urgents aux pompiers, à la police ou aux voisins chaque fois que le signal d’alarme se déclenche.

Les nouvelles réponses apportées par le système limbique pour l’intégrité de l’être vivant

Si la réponse est par exemple « oui », l’amygdale

  1. Commande la sécrétion massive de norépinéphrine, une hormone qui accroit la réactivité des régions du cerveau qui aiguisent les sens et les mettent en état d’alerte.
  2. Émet d’autres signaux qui fixent l’attention sur la source de la peur
  3. Simultanément, les systèmes corticaux de mémoire sont mobilisés pour rechercher toute connaissance en rapport avec la situation et ils prennent le pas sur toutes les régions responsables de la pensée.
  4. Envoie des signaux complémentaires qui
    1. figent le mouvement en cours sans rapport avec la situation à l’origine de la peur,
    2. commandent au tronc cérébral de donner au visage une expression de frayeur,
    3. stimulent le système cardiovasculaire ce qui accélère le rythme cardiaque,
    4. élèvent la tension…
    5. modifient la respiration.
    6. mobilise les centres responsables du mouvement (prépare tous les muscles à agir en conséquence).
    7. déclenche la sécrétion d’hormones (adrénaline) chargées de mettre l’individu en état de combattre (dans les mains) ou de fuir (dans les jambes)…

Vous avez reconnu la réaction associée au message spécifique, à l’émotion peur.

système limbique – amygdale – hippocampe

Le développement de l’hippocampe également va renforcer encore plus les possibilités de préservation de l’espèce

Dans chaque hémisphère du cerveau, dans le système limbique, se développe un nouvel organe dans le repli interne du lobe temporal : l’hippocampe.
C’est encore une étape fondamentale dans le développement de la protection de l’être humain ; ce nouvel organe est une sorte de centre de gestion de la mémoire; il est le lieu de gestion et du stockage des informations.

Grâce au développement du système limbique, avec l’hippocampe, les choix sont bien plus importants

Désormais, l’être humain est capable d’allouer ses ressources mentales en fonction des priorités puis faire passer les informations :

  • de la mémoire à court terme, la mémoire travail, celle qui permet de suivre le cours de plusieurs pensées simultanément ; cette capacité vous permet de retenir des informations à court terme, quelques secondes ou quelques minutes (numéro de téléphone) pour réaliser ensuite des actions grâce à vos ressources cognitives (composer le numéro).
    Grâce à la mémoire travail, votre esprit pourra aisément vagabonder : vous allez lire cet article au complet en pensant de temps en temps à autre chose… ; grâce à cette mémoire, vous pouvez, consciemment ou non, gérer vos priorités sous-jacentes tout en gardant les informations que vous avez lues dans votre esprit….
  • à la mémoire à long terme qui donne la capacité de retenir, de manière illimitée, des informations sur des périodes de temps très longues (années)
    • des faits et des événements (mémoire déclarative)
      • des événements vécus personnellement, autobiographique (mémoire épisodique),
      • de la connaissance du monde ; elle inclut le sens des mots, les connaissances de style encyclopédique; et elle intègre les règles et les concepts qui permettent la construction d’une représentation mentale du monde de manière indépendante du contexte spatio-temporel de son acquisition, concerne (mémoire sémantique)
    • des résultats des expériences vécues (mémoire non déclarative) ;
      elle inclut les procédures à utiliser pour réussir, les habiletés motrices, les savoir-faire, les gestes habituels… sans souvenir de l’expérience qui en est à l’origine (mémoire implicite)…
      Elle est activée dans les actions que nous menons « en roue libre » comme se lever, marcher, se brosser les dents, ouvrir le robinet… ou même nager, faire du vélo, conduire…
      Votre sensibilité à des stéréotypes ou des préjugés ou des lieux (où vous avons vécu un accident) ou des situations (glissade en rentrant dans la baignoire) y est également associée…

Comment les informations passent t’elles de la mémoire à court terme à celle à long terme ?

Ce sont les communications entre les deux régions de l’hippocampe (auto-répétition d’intégration & de maintien) qui permettent la conversion de la mémoire à court terme en mémoire à long terme.
L’auto-répétition d’intégration est réalisée les 1ères fois (creusement du 1er sillon).
L’auto-répétition de maintien consiste à relire, répéter ou refaire régulièrement le geste pour renforcer la savoir & savoir-faire (renforcement du sillon).

Notez qu’avec l’âge, une réduction du volume de l’hippocampe est associée aux troubles de mémoire.
L’hippocampe est généralement l’une des premières structures cérébrales atteintes dans la maladie d’Alzheimer.

Voulez-vous profitez de votre système limbique pour éliminer le stress ?

Rappelez-vous sans cesse que vous êtes la personne la plus précieuse pour toutes celles & ceux que vous aimez et pour qui vous comptez…

Vous souhaitez mieux gérer les tensions et éviter les effets délétères du stress sur vous (mens sana in corpore sano) ?

Alors, comprenez l’importance de votre second rempart contre le stress…

Chaque fois que vous ressentez de l’émotion, voici les 4 actions principales que vous devez réaliser:
– D’abord, identifiez précisément l’émotion véritable que vous ressentez.
Attention à ne pas choisir la principale émotion de substitution (la colère par exemple) en lieu & place de l’émotion véritable (la surprise, la peur ou la tristesse… par exemple)
– Ensuite, notez immédiatement la situation qui est à l’origine de cette émotion.
Attention à ne pas systématiquement choisir la dernière situation; cette dernière n’est peut être que la goutte d’eau qui fait déborder le vase; exemple: si vous partez en sucette à la maison, cette colère a peut être une origine hors de votre foyer…
– Après, faites la correspondance entre cette émotion & le besoin associé
– Enfin, choisissez de créer la situation qui vous permettra de nourrir votre besoin émotionnel avec une personne de confiance, aussi vite que possible…

Ainsi vous pourrez éviter que les tensions & stress perdurent; alors vous pourrez avoir un esprit sain dans un corps sain.

Cet article a t’il contribué à une meilleure compréhension des actions à mettre en œuvre ?
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Jean-Claude YEKPE