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Comment éliminer le stress et éviter que les conflits ne s’enveniment ?

 

mens sana in corpore sano

Si vous lisez cet article, ce n’est certainement pas hasard.
Vous vous demandez:

Comment puis-je avoir un « mens sana in corpore sano » ?

En Europe, un quart des travailleurs indiquent ressentir un stress associé au travail pendant la majorité ou la totalité de leur journée d’activité professionnelle selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 2014.
Vous sentez-vous de temps en temps sous stress, sous pression, sous tension ?
Vous êtes-vous déjà retrouvé-e dans un état où votre liste de tâches à réaliser vous semble insurmontable ?
Avez-vous déjà eu l’impression que les échéances approchaient à grands pas et vous ne seriez pas prêt-e ?
Vous êtes-vous entendu-e dire «Je me sens épuisé-e», «Je suis stressé-e…», «Je n’en peux plus…  » ?

Qu’est-ce que le stress réellement ?

Considéré comme le « mal du siècle », le stress touche toutes les classes sociales et sévit principalement dans le monde du travail.

Il existe différentes définitions du stress.

La « STRESS MANAGEMENT SOCIETY » en 2009 donne cette définition du stress : «situation dans laquelle une personne se sent incapable de mobiliser plus de ressources pour faire face aux difficultés rencontrées».

Selon Richard LARARUS et Susan FOLKMAN (1984) dans Stress, appraisal, and coping, le stress une « transaction entre la personne et l’environnement » dans laquelle la situation est évaluée par l’individu comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien-être.

Selon J. CRESPY dans Stress et psychopathologie du travail, Cahiers de notes documentaires, le stress est qualifié de générateur de pathologies. Mobilisation de l’organisme tout entier pour apporter une réponse à des agressions environnementales. Cette mobilisation, si elle est souvent imposée, va engendrer progressivement une usure et une dégradation des organes et fonctions concernées.

Les niveaux de stress:

Il semble donc qu’il existe deux niveaux de pression psychologique:
Le premier:
Ce niveau acceptable de pression (E-STRESS) peut contribuer à nous aider à répondre aux besoins accrus de productivité et de performances.

Et le second:
Par contre, une tension trop intense ou durable peut entraîner chez nous un niveau de tension malsain (D-STRESS) pour l’esprit et le corps ; c’est le stress chronique ou stress Destructeur.

Savez-vous qu’en 2017, 24 % des salariés était déjà dans un état d’hyperstress, c’est-à-dire à un niveau de stress trop élevé et donc avec un risque pour leur santé.

Le stress est à l’origine de certains sentiments

Le stress est différent de l’anxiété; cette dernière est la conséquence d’émotions (peurs par exemple qui engendrent des inquiétudes multiples et récurrentes rattachées à des causes internes – manque de confiance en soi, traumatisme…) et externes.
Ce phénomène est également différent de l’angoisse; cette dernière est la conséquence d’une peur sans cause identifiée; l’individu ne sait pas ou plus à quoi rattacher ce sentiment.; cette cause peut être réelle ou imaginaires (angoisse liée à des éléments liés à la réalité, notion de trait de personnalité, dimension anxieuse, en dehors de tout facteur de stress).
Le stress est un mécanisme de réponse pouvant amener différentes sentiments, dont l’anxiété ou l’angoisse.

L’état de pression accrue peut être, dans certains cas, une source de motivation

Stress & motivation Lavinelli

Rendez-vous, entretien d’embauche, examen ou compétition sportive… De nombreuses situations anxiogènes peuvent provoquer un état de tension psychologique.

Chez certaines personnes, la pression n’est pas toujours paralysante; elle peut même conduire à une motivation donnant des « pouvoirs » supplémentaire.
En effet, lorsque la situation qui a engendré le stress est vécue comme un défi à surmonter, le stress peut devenir un puissant stimulant.
En témoignent les sportives & les sportifs de haut niveau; elles & ils réussissent à exploiter positivement le stress.
Sans ce stress, leurs performances sont souvent moindres.

Par ailleurs, en dehors des situations sportives, lors de situations professionnelles ou personnelles à enjeu, le stress aide certaines personnes à mieux se concentrer et à être plus réactif.

Tout est donc une question d’équilibre. Un trop plein de stress peut nuire à notre santé physique et morale. En revanche, si celui-ci est mineur ou maîtrisable, il devient un véritable atout.

Quel est ce phénomène et comment se déclenche t’il ?

Le stress est un phénomène tout à fait naturel.
C’est un ensemble de réactions de l’organisme, tant émotionnelles que physiques, face à une ou des situations particulières qui comportent des facteurs de stress, des facteurs « stresseurs ».
Pour faire face à une situation que nous percevons comme risquée, notre corps se met sous pression & libère des produits chimiques, notamment du cortisol, de l’adrénaline et de la noradrénaline (norépinéphrine).
Donc, pour nous aider à mieux faire face à un enjeu, pour mieux activer tous nos sens & mieux répondre à ce défi ou ce danger notre corps sécrète automatiquement ces hormones; résultat: nous avons alors de meilleures dispositions, des solutions physiques supplémentaires, bien que basiques, pour mieux faire face à la situation : lutter ou fuir.
A petites doses, le stress peut améliorer les capacités d’adaptation aux situations perçues comme étant non habituelles.

Environ 50 % des travailleurs européens estiment que le stress est courant sur leur lieu de travail.

Ce phénomène a été découvert grâce à M. Hans SELYE

Le phénomène a été mieux connu grâce aux travaux de l’endocrinologue canadien d’origine autrichienne Hans SELYE; menés au cours du XXe siècle, ses études & travaux ont permis de mieux comprendre les mécanismes biologiques du stress; M. SELYE avait d’abord appelé les manifestations « syndrome général d’adaptation ». Il avait identifié et défini le célèbre « fight or flight response » : ce qui se passe quand l’organisme monopolise ses ressources pour dominer la situation ou la fuir.
M. SELYE qui publie en 1956 The stress of life (Le Stress de la vie); il avait choisi  le mot stress (en anglais : tension mécanique) pour définir le phénomène; il différencia les deux types de stress en bon stress « eustress » et mauvais « distress ».
Le préfixe « eu » vient du mot grec qui signifie « bien » ou « bon ».

Le niveau de pression ressenti dépend de la signification que vous donnez aux événements ainsi que de votre capacité à faire face aux difficultés

Selon M. LAZARUS, il existe trois causes générales au stress :

  • le sentiment de vivre un tort ou une perte (par exemple, la perte d’un emploi, un deuil).
  • celui de la perception d’une menace qui peut se rapporter à l’anticipation de la situation.
  • ou celui causé par un épreuve ou un défi (évolutions professionnelles, examens…)

Être en état permanent de tension est-il un avantage ?

Parce qu’il était en grand danger il y a plusieurs milliers d’années, l’homme des cavernes, grâce à la libération de telles hormones, était mieux préparé pour soit combattre un prédateur ou à s’enfuir.
Avons-nous au 21ème siècle, autant de situations qui nécessitent de combattre un prédateur ou de fuir ?

Bien sûr, ces changements physiques sont utiles pour prendre ses jambes à son cou lors de dangers.
Évidemment que ce sont des atouts lors de mouvements brusques de foules.
Il est certain que ce sont des avantages pour appuyer en une fraction de seconde sur vos freins quand les phares de la voiture qui vous précède s’allume brusquement en rouge.
Et plus spécialement lorsqu’un obstacle ou un objet se rapproche très rapidement…

Mais ces atouts deviennent inutiles lorsque pour faire face, par exemple, aux cadences qui sont de plus en plus infernales…
Comme l’expliquait M. Hans SELYE, le « Distress » ne permet pas un retour à l’équilibre; ce mauvais stress alimente l’état de détresse de l’organisme causé par la perception spécifique des stimuli.

Le phénomène de stress , un descente en trois phases:

Selon M. SELYE, le passage du E-stress au D-stress se fait crescendo, en réponse aux situations perçues comme dangereuses:

  • 1ère phase: La « Réaction d’alarme » :
    l’organisme réagit à un agent stressant auquel il n’est pas adapté.

    Cette phase comprend une phase choc (état de surprise, symptômes d’altérité passive) et une phase contre-choc (l’organisme se défend contre l’agression) en réponse à la phase choc.
    Du point de vue hormonal, il y a libération d’adrénaline et de noradrénaline dans le sang.
    Apparaissent alors les premières manifestations du stress : respiration courte et accélérée, augmentation des battements cardiaques, augmentation de la tension artérielle, boule à la gorge ou à l’estomac, anxiété, angoisse…
  • 2ème phase: La « Résistance » :
    continuation de la phase contre-choc, l’organisme s’adapte à l’agent stressant qui se prolonge.

    Lors du prolongement de l’agression, la réaction d’adaptation provoque la mise en place d’un processus de résistance face à la situation perçue comme étant risquée pour l’intégrité physique ou psychologique.
    L’organise se préserve de l’épuisement en compensant les dépenses énergétiques occasionnées pour faire face à la pression.
    Lors de cette phase, paradoxalement tous les systèmes donnent l’impression d’être revenus à la normale.
    Cependant, d’autres hormones, les glucocorticoïdes (cortisol, cortisone et corticostérone), sont sécrétées dans le sang.
  • 3ème phase: L’ « Épuisement » :
    seuil où l’organisme cesse d’être en mesure de s’adapter au stimulus provoqué par l’agent stressant.

    L’organisme, débordé et sollicité en permanence par la situation de stress qui se prolonge et s’intensifie, ne réussit plus à mobiliser ses ressources et s’épuise.
    Il ne peut plus faire face à l’agression en raison de sa durée et de son intensité.
    Les réserves psychiques et biologiques sont épuisées.
    Cette phase donnera lieu tôt ou tard à l’épuisement de l’organisme et peut mener à de graves troubles, à différentes pathologies graves (hypertension, maladies cardio-vasculaires, dépression, etc.) voire la mort.

Quelles sont les conséquences du D-stress ?

Même si le stress est une réaction courante quotidienne, son intensité varie d’une personne à l’autre en fonction de sa personnalité et de sa capacité à gérer la situation qu’elle perçoit comme stressante.
Par exemple, les personnes fragiles psychologiquement (dépressives et anxieuses) sont notamment plus à risque de faire face aux tensions au quotidien.

De plus, il semble que durant ces périodes de tension interne permanente, les produits chimiques libérés (cortisol, de l’adrénaline et de la noradrénaline) s’accumulent du fait de leur non-utilisation ou de leur production constante

Donc, à moyen ou long terme, l’excès de certaines hormones empêchera votre système immunitaire de fonctionner correctement ; cela aura inévitablement des effets délétères sur votre corps et l’esprit & sur votre santé.
L’organisme, en détournant constamment les ressources consacrées à son entretien régulier afin d’être en permanence en état de vigilance, devient vulnérable à toutes sortes de maladies « bénignes » telles que grippe, rhume…
Heureusement, Il est possible de changer D-stress en E-stress.

Rappelez-vous sans cesse que vous êtes la personne la plus précieuse pour tou-tes celles & ceux que vous aimez et pour qui vous comptez…

Vous souhaitez mieux gérer les tensions et éviter les effets délétères du D-stress sur vous et retrouver un mens sana in corpore sano ?

Stress & fierté renaud-lavillenie

Quand une personne réussit lors d’un challenge, elle en ressort dans un état de sagesse posttraumatique très exaltant.
Il est donc nécessaire de savoir transformer le D-Stress en E-Stress.

Ensemble, identifions votre situation et les symptômes qui caractérisent votre état (prochain article).
Alors ensemble, nous saurons comment re-construire durablement « un esprit sain dans un corps sain ».
Ainsi, ensemble, nous saurons éviter durablement les conflits.

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